UTOPIES NON ALIGNEES
26 février – 30 mai 2018
Premier chapitre du projet Digital Imaginaries
Organisé par Kër Thiossane
dans le cadre du volet OFF - Programme URBI
de la 13e Biennale Dak’Art "L’Heure Rouge"

Kër Thiossane depuis 2002 se concentre sur les initiatives africaines qui pensent les technologies numériques et les sciences dans une perspective critique de réappropriation des moyens d’action et d’émancipation locale.
Elle encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles, et cherche à soutenir le croisement des disciplines, en lien avec l’environnement, la société et l’espace public. Une véritable utopie rendue tangible qui permet à travers l’art et les technologies dites ouvertes de développer ou de consolider des actions de solidarité, des actions de voisinage et de citoyenneté.
Pour sa sixième édition, le festival Afropixel s’interroge : peut-on encore imaginer des Utopies non alignées sur les grands axes de développement du monde numérique ?
Récurrent dans les discours sur le devenir économique et social du continent africain, le thème de la fracture numérique est aujourd’hui étouffé : le dynamisme de la scène technologique en Afrique suscite toute l’attention.
L’innovation est à l’affiche de tous les programmes, économiques, éducatifs, culturels ou commerciaux. La créativité numérique est convoitée, l’Afrique digitale est invoquée. La célébration du modèle ultra libéral et digital qui s’étend à l’ensemble de la planète occulte simultanément ses effets les plus négatifs : pollution, déchets électroniques, mines de coltan, perte d’humanité...

Afropixel#6 constitue aussi le premier chapitre de Digital Imaginaries, une collaboration entre Kër Thiossane à Dakar, le Wits Art Museum (WAM), le Wits Institute for Social and Economic Research (WISER), le Festival Fak’ugesi à Johannesburg, l’Université de Bayreuth à Bayreuth et le Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) à Karlsruhe.
En réunissant des artistes et des chercheuses et chercheurs en sciences sociales, ce projet international cherche à comprendre comment des « imaginaires numériques » qui hantent le monde contemporain, qui transforment le quotidien et agitent les sphères politique, sociale, économique et culturelle, peuvent influer sur le présent en Afrique et affecter les visions futures pour le continent.
Le thème des Utopies Non Alignées est l’un des prismes par lequel ces questions seront discutées, durant des rencontres et des expositions à Dakar, puis plus tard à Johannesburg et à Karlsruhe, sur les lieux des deux autres chapitres du projet Digital Imaginaries.

L’Afrique est un continent en mutation, celui qui va le plus se transformer dans les 25 prochaines années, le continent de la jeunesse, qui est dorénavant considéré comme le continent du futur. Une culture numérique spécifique se développe à partir des conditions et des contraintes locales et de plus en plus de pays affichent des ambitions scientifiques.
Ces mouvements nourrissent les imaginaires et affectent en profondeur les représentations. Les plus optimistes célèbrent de nouvelles perspectives, une fierté retrouvée et la capacité à écrire sa propre histoire. Tout un pan de cette production culturelle émane néanmoins du modèle techno-scientifique ultralibéral qui étend ses prétentions à l’ensemble de la planète et qui rencontre sur place l’émergence d’un capitalisme local.
En parallèle ou en marge, des analyses et des prises de positions très critiques portées par des chercheurs, des philosophes, des artistes, des micro-laboratoires des usages alternatifs des technologies numériques, se font de plus en plus entendre. Elles dénoncent l’impérialisme occidental post-colonial des technologies de l’information et de la communication, leurs effets dévastateurs dont les plus visibles sont les conflits dans les zones d’exploitation des très convoités minerais de l’électronique et les déchetteries électroniques à ciel ouvert.
Elles appellent à une révolution culturelle qui passe par le diagnostic des savoirs technologiques locaux et l’archéologie des savoirs scientifiques ancestraux pour élaborer de nouvelles représentations et se réapproprier le futur.

À l’heure où les idéaux qui ont fondé l’utopie d’Internet comme un espace abolissant les différences d’âge, de couleur, de genre, les frontières sociales et géographiques s’effondrent, il semble urgent de faire un pas de côté et d’examiner sérieusement d’autres configurations pour faire place à de nouveaux récits.
Faisant un retour sur les utopies actives dans l’histoire récente, il nous a semblé pertinent de réactiver une utopie contemporaine des recherches sur les machines informatiques : le mouvement des non-alignés. Nous souhaitons retenir de ce mouvement dont les prémices apparaissent en avril 1955 à Bandoeng, sa puissance symbolique, son pouvoir de fédérer à l’échelle transcontinentale et quelques principes collectifs comme la lutte pour l’indépendance, le désir farouche de penser ses propres modèles d’émancipation, la condamnation de tout impérialisme, l’intelligence de la marge et la solidarité.

Oulimata Gueye
Critique et commissaire d’exposition (Xam Xam)




Programme

Les ateliers : échanges et formation du 26 février au 30 mai
D’une durée de 5 à 15 jours, ces ateliers sont des temps de partage et de transmission des savoirs entre des artistes professionnel·e·s et des participant·e·s de différents secteurs – arts et design, artisanat traditionnel, insertion et formation, études universitaires... Les résultats de ces moments de travail collaboratif sont présentés au public soit sous la forme d’open labs soit sous forme de performances.

Résidences, expositions et performances : des productions artistiques inédites du 20 avril au 12 mai
En amont du festival, des artistes internationaux sont invités à venir s’immerger dans le contexte sénégalais pour réaliser avec l’équipe de production de Kër Thiossane un projet en écho à la thématique des Utopies non alignées. Leurs œuvres sont présentées à l’occasion d’un vernissage pendant la semaine d’ouverture de la biennale du 7 au 10 mai.

Agora : l’open source des idées du 3 mai au 3 juin
2 événements articuleront immersions audio-visuelles, débats et performances. Il s’agit de créer un espace/ temps expérimental et transdisciplinaire dans lequel le public, les artistes, les makers, les musiciens et les chercheurs pourront partager et approfondir les thématiques du festival. L’agora se tiendra à Kër Thiossane pendant la semaine d’ouverture de la Biennale Dak’Art 2018.



I . Ateliers

Dakar Typo Remix Makers
Atelier : du 26 février au 10 mars Organisé dans le cadre de l’École des communs de Kër Thiossane Dans la suite du projet Dakar Typo réalisé en 2012, le thème de la typographie numérique inspirée de lettres peintes sur des enseignes ou des véhicules au Sénégal était cette fois abordé dans une logique de remix des références culturelles.
Cette formation pratique s’adressait à des artisans spécialisés dans le travail du cuir, des artistes, des peintres en lettre, des étudiantes et étudiants en stylisme ou en infographie, des designers textiles ainsi que des élèves du Centre de promotion et de réinsertion sociale de Liberté 3 – partenaire de Kër Thiossane pour la professionnalisation des élèves sortantes. Les participant·e·s ont pu suivre une démarche de design associant recherche et expérimentation, acquérir une connaissance de logiciels libres de dessin vectoriel et de programmation créative, associer à leur pratique des compétences dans le pilotage des machines numériques de prototypage et de fabrication du Fablab.

Intervenants : Fabien Cornut, Laurent Malys (France) et Daniel Sciboz (Suisse) avec l’équipe du Fab Lab Defko Ak Niëp
Participant·e·s : Baidy Ba, William Caho, Amadou Diagne, El Hadj Amadou Dioulde Diallo, Ousseynou Diel, Mouhamadou Lamine Barro Diene, Gadia Dieuf, Oumy Diouf, Modou Mactar Fall, Maimouna Faye, Martin Fitte, Ibrahima Guisse, David Houessou, Thierry Leite, Serigne Cheikh Ibra Dieumbe Ndiaye, Senara Seye, Mariama Sow
http://fablab.ker-thiossane.org

Spacecraft_KërThiossane - Fabrication d’un Fablab mobile
Atelier : du 5 au 10 mars, à Kër Thiossane, Fab Lab Defko ak Niëp
Le projet AMP (Agbogbloshie Makerspace Platform) — également nommé SPACECRAFT — est un prototype démontable et modulable open-source de kiosque / Fablab conçu par les architectes DK Osseo-Asare et Yasmine Abbas. Le SPACECRAFT_ a été prototypé pour la première fois dans le centre informel de traitement de déchets (électroniques et autres types) d’Agbogbloshie, à Accra, Ghana.
Selon un principe de transfert des savoirs-faire défendu par les concepteurs, une unité SPACECRAFT — a été entièrement réalisée à Dakar par Brandon Rogers et David Ashigbe de Migrating Culture (Ghana) en collaboration avec Bassirou Wade (Bass Design - Sénégal) et son équipe.
Dirigé par Yaw DK Osseo-Asare et Yasmine Abbas cet atelier avait pour objectif en amont de la construction de participer au processus de réflexion autour des questions liées à l’architecture, la mobilité, les outils technologiques et au design et à l’occupation de l’espace public.
Les participants ont été invités à customiser cette nouvelle unité afin de de répondre aux besoins du Fab Lab Defko Ak Niëp. Le SPACECRAFT_Kër Thiossane est donc devenu un espace mobile pouvant servir d’atelier pour des publics éloignés de Kër Thiossane, d’espace de création et de vente pour les collaborateurs et espace de projection et de diffusion pour des artistes.
Intervenant·e·s : Yaw DK Osseo-Asare et Yasmine Abbas (Ghana/États-Unis/France)

Cinécyclo - Vulgarisation et assemblage d’un mini kit de projection électri- quement autonome
Atelier du 27 mars au 6 avril, à Kër Thiossane, Fab Lab Defko ak Niëp
Au cours de l’atelier, Cinécyclo est venu partager avec les participant·e·s la construction en open-source de leur tout nouveau kit de projection électriquement autonome qui permet de proposer des projections cinéma dans des zones isolées dépourvues d’électricité. Composé d’un boîtier énergie et d’un boîtier multimédia, ce kit est alimenté par un générateur électrique à pédales rendant ainsi les séances participatives.
Le Kit Cinécyclo sera utilisé, entre le 3 et le 30 mai, pour des projections de films et d’oeuvres d’artistes sur le spacecraft. A vos pédales ! Cinécyclo est une association culturelle et de solidarité internationale née en 2014 sous l’impulsion de Vincent Hanrion, suite au succès de Cinécyclo Tour au Sénégal. Le vélo sert à la fois de moyen de déplace- ment et d’outil de génération d’électricité.
Intervenant·e·s : Vincent Hanrion et Bernard Blanchet (France) et Cinécyclo Sénégal
www.cinecyclo.org

Master class Afropixel Web TV
Atelier du 23 avril au 12 mai à Kër Thiossane
Tenant compte du fait que selon les statistiques, les sénégalais passent environ une journée de la semaine à consulter leurs portables, la Web TV est un moyen de diffusion libre d’accès qui permet de partager le festival et ses contenus avec le plus grand nombre. En 2016, à l’occasion d’Afropixel#5, la web TV AfropixelTV était donc mise en place afin de toucher un large public.
Pour cette 6eme édition, Afropixel TV fera l’objet d’une collaboration sénégalo-malienne, dans le cadre d’un atelier participatif au cours duquel l’équipe de Walaha experte dans le domaine viendra de Bamako partager son savoir-faire auprès de jeunes sénégalais journalistes, infographistes, youtubers... Des master class en matière de son, prise d’images, postproduction leur permettront d’acquérir les compétences nécessaires pour couvrir ensemble les principaux programmes du festival.
Walaha Web TV est une structure créée par le Groupe Walaha, au Mali. Elle est spécialisée dans la production de contenus télévisés pour le web et les grandes chaines de télévision. Riche de l’expérience de ses responsables et de la variété des formations données aux jeunes en matière de production audiovisuelle et de création d’idées originales, Walaha Web TV se veut être une alternative sérieuse, en matière de contenus, pour des chaines locales de télévision en Afrique et des grandes chaines internationales destinées au continent africain.

Images, écrans et réalité virtuelle
du 1er au 5 mai : atelier à Sup’Imax
Carte blanche au festival Fak’ugesi (African Digital Innovation Festival Johannesburg).
La finalité de la réalité virtuelle est de permettre à une ou plusieurs personnes de mener une activité sensori- motrice et cognitive dans un monde créé numériquement, qui peut être « imaginaire, symbolique ou une si- mulation de certains aspects du monde réel » (cf. P. Fuchs, Les interfaces de la réalité virtuelle, Les Presses de l’École des Mines de Paris, 1996). La réalité virtuelle est utilisée dans un certain nombre de domaines tels que le jeu vidéo ou la téléphonie mobile. D’autres secteurs pourraient également être concernés tels que le maketing, la publicité, la presse, les applications scientifiques, la formation mais également la création et l’expression artistique.
Comme partout dans le monde, le potentiel de la réalité virtuelle sur le continent Africain est considérable. A ce jour, les premiers studios dédiés à la réalité virtuelle sur le continent se trouvent principalement en Afrique du Sud. L’enjeu de partager les savoir-faire techniques et technologiques mais aussi créatifs auprès des jeunes d’Afrique Francophone est essentiel.
A l’occasion de ce partenariat avec Afropixel, dans le cadre de Digital Imaginaries, le festival Fak’ugesi (Afri- can Digital Innovation Festival Johannesburg) propose deux ateliers simultanés intitulés « Digital Spirt ». Il s’agit d’explorer via la réalisation de courtes vidéos exploratives ou d’images à réalités augmentées l’intersec- tion des espaces urbains, spirituels et numériques, dans la ville de Dakar. Le résultat de ces deux ateliers ferra l’objet d’une présentation publique à Sup’Imax. Les travaux seront aussi projetés autour du Spacecraft dans l’espace Cinécyclo.
Intervenant·e·s : Gareth Steele et Rick Treweek de Alt Reality (Afrique du Sud), Kombo Chapfika (Zim- babwe) et Tegan Bristow - (Afrique du Sud) En lien avec le projet Imaginaires Numériques, cet atelier sera ensuite mené au Caire (CairoTronica) et à Jo- hannesburg (Fak’ugesi).
Au final, une trentaine de pièces courtes seront présentées à partir de juillet 2018, au Wits Arts Museum à Johannesburg dans le cadre de l’exposition intitulée « Prémonition".

Fablab mobile
du 2 mai au 5 mai : Palais de Justice, Biennale Dak’Art - Programme URBI
du 6 au 12 mai : Trottoire Kër Thiossane - Sicap Liberté 2
du 13 au 31 Mai : Niayes Thioker

La structure mobile du SPACECRAFT_KërThiossane accueille le public pour des activités qui s’ins- crivent dans la continuité des opérations menées toute l’année par l’équipe et les résident·e·s du Fablab Def- ko Ak Niëp : Des formations pratiques pour les jeunes.
Alors que les filières scientifiques ouvrent la voie à des carrières professionnelles dans les secteurs du déve- loppement durable et des technologies de l’information et de la communication, de plus en plus d’élèves – surtout les plus défavorisés – se détournent de ces disciplines. Partant de ce constat l’équipe du Fablab Defko Ak Niëp initie les enfants, les adolescent·e·s et les jeunes adultes à des approches participatives et ludiques comme le « do-it-yourself » (DIY) et le « do-it-together  » (DIT) qui stimulent leur capacité créatrice et leur ingéniosité. Ainsi, elles/ils apprennent à mieux maîtriser leur environnement numérique.
En mai, à l’intérieur du Spacecraft, chaque jour des ateliers permettent au jeune public d’acquérir des bases pour utiliser l’informatique et l’électronique open source dans une perspective pratique : fabrication d’un circuit électronique simple, initiation à l’électronique avec Arduino, consctruction d’un ordinateur personnel Jerry, construction d’un vidéo-projecteur, découverte de l’imprimante 3D et d’autres machines à commande numérique.
Une unité de production hors les murs Le Fablab mobile sert d’espace de production d’objets prototypés à l’occasion de l’atelier Dakar Typo Remix Makers. Le public du festival peut ainsi rencontrer des participant·e·s dont les créations originales sont réali- sées au moyen de techniques telles que la gravure, la sérigraphie ou le tricot.
Plateforme mobile dédiée à la sensibilisation aux cultures numériques et à la diffusion du savoir techno-scientifique avec des outils libres, le SPACECRAFT_KërThiossane dispose aussi d’un espace de projec- tion Cinécyclo et d’une boutique.
Animateurs : Fabien Cornut, Laurent Malys, les participant.e.s de l’atelier Dakar Typo Remix Makers et l’équipe du Fab lab Defko Ak Niëp(Cyrille Essoh, Idrissa Sall, Alioune Toundé Mbodj, Moustapha Dione)



II. Résidences, expositions, performances, concerts, présentations publiques

Tabita Rezaire (France/Guyane/Danemark)
Résidence à Kër Thiossane : du 20 avril au 11 mai
Vernissage / Performance : jeudi 10 mai, à 21h00
Diplômée du département Artist Moving Image de Central Saint Martins College (Londres), Tabita Rezaire fait partie de la génération dont la formation artistique est marquée par l’omniprésence de l’Internet et des nouvelles pratiques liées à l’explosion des réseaux sociaux. Dans la vidéo qu’elle réalise en 2014, Afro cyber Resistance, l’artiste dénonce l’occidentalo-centrisme de l’Internet qui se reproduit selon ses propres canons esthétiques et contrôle tous les rouages du réseau. Tabita Rezaire préconise d’imaginer des technologies alternatives, de penser et de produire des contenus et systèmes décoloniaux. Son travail met l’accent sur les savoirs ancestraux, les sciences vernaculaires et le soin à apporter aux corps et esprits. http://tabitarezaire.com Pour Afropixel, à Dakar, Tabita Rezaire explore une nouvelle étape d’un projet en cours : Coalescence Céleste Coalescence Céleste est une invitation à la contemplation céleste collective. Conçu comme un observatoire éphémère pour observer et raconter ensemble les visions astrales, ce travail se nourrit de l’espace abondant et fertile du ciel pour questionner nos conditions contemporaines. Des mythes célestes aux nouvelles formes de conquête spatiale, des dieux aux existences extraterrestres, quelles histoires abritent nos cieux ? En croisant des savoirs d’astrophysique, des cosmologies, de politiques spatiales, d’acoustique planétaire, et de mythologies, la nuit étoilée devient une ressource pour échanger, observer et méditer sur l’infini intérieur et cosmique. François Knoetze (Cape Town, Afrique du Sud) Résidence à Kër Thiossane du 20 avril au 10 mai Installation présentée à Kër Thiossane du 7 au 30 mai Vernissage : 7 mai, à 19h à Kër Thiossane Diplômé de l’Université de Rhodes et de la Michaelis School of Fine Art, Cape Town University, Francois Knoetze porte une attention particulière aux connections entre histoire sociale et histoire matérielle et au cycle de vie des objets de consommation qu’il réactive lorsqu’ils ont atteint leur stade de déchets. En leur conférant le statut de « zombies », il brouille les lignes de partage entre humains et objets, fiction et réalité, présent, passé et futur. Son travail visuel emprunte à tous les genres : films publicitaires, found footage, documentaires, ses propres films. Il aborde le travail des images comme une articulation entre les aspects techniques et technologiques de leur production, leur rôle dans la construction des mythes et leur capacité à porter un discours critique.https://francoisknoetze.carbonmade.com Pour Afropixel, Francois Knoetze développe Core Dump. Francois Knoetze explore la place des écrans dans l’histoire et la politique locale et internationale, en se focalisant sur les paradoxes entre l’utopie techno-libertarienne de la Silicon Valley et son impact sur les unités de production low-tech en Afrique, Le projet articule une série de performances, installations et vidéo- projections inspirées par des recherches dans les archives audiovisuelles, l’histoire du cinéma africain et dans le quotidien dakarois. Allant à l’encontre de la singularité* et du mythe occidental du progrès, Core Dump considère les connexions, les disjonctions et la multiplicité des potentiels utopiques en tension dans l’échelle qui va de la valeur au gaspillage. *La singularité technologique (ou simplement la singularité) est un concept, selon lequel, à partir d’un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine connaîtra une croissance technologique d’un ordre supérieur. (source wikipédia)

Marcus Neustetter (Johannesburg, Afrique du Sud)
Résidence à Kër Thiossane du 25 avril au 7 mai Vernissage : 7 mai, à 19h à Kër Thiossane
Marcus Neustetter est artiste, activiste culturel et producteur, sud-africain vivant à Johannesburg. Il est diplômé des Beaux-Arts de l’Université de Witwatersrand à Johannesburg en 2001. Ses projets qui prennent naissance et rendent compte d’environnements très locaux sont développés à travers une approche ludique, critique et collaborative. Le processus se veut multidisciplinaire et croise approche scientifique, artistique et technologique.http://www.marcusneustetter.com Pour Afropixel, Marcus Neustetter développe Speculative Scapes Speculative Scapes est premier volet d’un tryptique qui explore le devenir des artefacts traditionnels. Á Dakar, Marcus Neustetter s’intéresse à l’impact local des nouvelles puissances économiques. En se focalisant sur la présence chinoise, notamment à travers les objets technologiques importés de Chine, il explore la façon dont elle façonne les imaginaires. Pour l’artiste, cette présence fait écho à l’histoire la colonisation européenne et à celle de l’Afrique du Sud. Á partir d’une déambulation dans la ville, il collectera des objets qui deviendront les paysages d’une installation / projection empruntant à l’esthétique des ombres chinoises. Sa démarche implique les communautés proches de Kër Thiossane. La projection sera accompagnée d’un travail sonore réalisé en collaboration avec un-e écrivain-e sénégalais-e ou chercheur sénégalais-e.

Studio Wudé (Sénégal) et Laurent Malys (France)
Exposition : Laboratoire Agit’Art
Cécile et Mbor Ndiaye proposent à travers leur marque STUDIO WUDÉ une approche originale du cuir, nourrie par la richesse et la diversité des grandes traditions d’Afrique de l’Ouest. Leur travail remodèle la tradition, ré-ancre la création, se réapproprie le cuir des grandes marques dont les excédents arrivent à Da- kar.
http://studiowude.com
Laurent Malys développe des projets variés à l’interface entre l’art, les sciences et techniques et la culture libre et DIY, qui vont du web à la performance audiovisuelle en passant par l’installation et la fabrication d’objet. À base de code informatique, de fabrication numérique et de détournements créatifs, ses travaux ont pour préoccupations constantes de faire apparaître des mécanismes cachés ou implicites et de susciter un intérêt critique pour les technologies anciennes ou nouvelles, omniprésentes dans notre quotidien et pourtant peu maîtrisées.
http://laurent-malys.fr
Alliant design génératif et création artistique, la collaboration entre Laurent Malys et Cécile Ndiaye du STU- DIO WUDÉ, amorcée à l’occasion d’un atelier autour du cuir et du design génératif en 2017 au fablab, donne lieu pour Afropixel à une série unique de boubous, dont chacun est une carte numérique du Sénégal ou de Dakar. Ces boubous seront exposés dans le cadre d’Agit’Art à l’occasion de la Biennale.

Yaw DK Osseo-Asare & Yasmine Abbas, (Ghana/USA & France)
Architecte / urbaniste / maker, DK Osseo-Asare est le fondateur de Low Design Office (LOWDO) basé au Texas USA et à Tema au Ghana. Yaw DK Osseo-Asare a initié de nombreux échanges avec la communauté d’artisans populaires (Grassroots makers en anglais) d’Agbogbloshie au Ghana et co-développé avec Yasmine Abbas le projet Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP). Yasmine Abbas est architecte DPLG, diplômée de l’université d’Harvard et du MIT, consultante en design de stratégies, enseignante et chercheuse, elle développe une recherche sur les habitats liés à la mobilité et au nomadisme. Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP) est un projet communautaire piloté par les jeunes, qui vise à habiliter les makers populaires locaux à faire mieux et plus, ensemble. Comme d’autres formes de “craft” (mot qui veut dire embarcation ou artisanat en anglais), par exemple les hovercraft (aéroglisseur), watercraft (vehicle nautique), aircraft (avions) et vaisseaux spatiaux, AMP Spacecraft est une architecture alternative mobile pour la fabrication et le do it yourself & together. De petite échelle, réglable et à faible coût, le Spacecraft opère comme un ensemble d’outils et d’équipements permettant de “façonner l’espace” de différentes manières, permettant aux makers disposant de moyens limités de conjointement naviguer et terraformer leur environnement. Le collectif de makers AMP en collaboration avec des membres de l’association des négociants de déchets d’Agbogbloshie (Agbogbloshie Scrap Dealers’ Association) a co-créé et installé le premier prototype de Spacecraft AMP dans la déchetterie informelle d’Agbogbloshie à Accra, Ghana (Spacecraft_AGB). A l’occasion d’Afropixel#6 et de la Biennale de Dakar, un second prototype (Spacecraft_KT) est construit avec la communauté des makers de Kër Thiossane et personnalisé en fonction de leurs besoins. http://www.lowdo.net http://neo-nomad.net http://panurban.net


Soirée Afropixel#6
7 mai, 21h / minuit, à Kër Thiossane




Dans la foulée des vernissages de Marcus Neustetter et Francois Knoetze, une soirée gratuite et ouverte à tous, à Kër Thiossane, pour fêter cette sixième édition, autour du Spacecraft, avec au programme des concerts, de la danse et le duo de Dj franco-sud africain Montparnasse.
Un temps de rencontre festif avec les participant.e.s et partenaires du projet Digital Imaginaries.

Au programme : - Kora ; Kalsoum - Afro Soul jazz Funk - Montparnasse - set Djs Aero Manyelo (Kasi Vibes) - Boulaone - Afrique 3D), Fatou Cissé, et autres invités surprises.

Lamine Kora Kouyaté - Kora
Lamine Kora Kouyaté est un chanteur et joueur de kora qui a grandi dans la tradition des griots de la Séné- gambie. Il trace son propre chemin de porte-parole de sa culture mandingue en proposant une musique tra- di-moderne de grande qualité. Lamine a réalisé de nombreuses collaborations avec d’autres artistes comme le saxophoniste suisse, Nathanael Bosshard, qui aboutit en 2011 à l’album Kora Diata ou avec le groupe Sila- ba qui donnent lieu à une tournée de concerts à Dakar, en Casamance, en Gambie, au Mali et une première Tournée en Europe au printemps 2013.

Kalsoum - Concert - performance
Avec son style Afro Soul jazz Funk, la chanteuse Kalsoum s’adresse aux jeunes pour les convaincre d’agir pour un plus beau monde. Kalsoum parle de sa musique comme d’une musique engagée, pour évoquer les problèmes de la société. Quand on écoute Kalsoum rugir, on est saisi par une forte émotion car il y a quelque chose de déchirant, de viscéral dans sa voix. A l’occasion du festival Afropixel, Kalsoum et son band présentent leur nouveau spectacle alliant, musique, danse, performance.

Montparnasse - Set Djs
Montparnasse, c’est deux producteurs, l’un d’Afrique du Sud, Aero Manyelo (Kasi Vibes), jeune prodige de la house des townships à Johannesburg et l’autre de France, Boulaone (Afrique 3D). Ils communiquent via in- ternet, échangent des sons qu’ils mixent, remixent. Ils se retrouvent à Dakar à l’occasion de la biennale pour produire un album et jouer pour la première fois ce set en live. Leur association combine un son explosif de House sud-africaine et de soukouss congolaise. Montparnasse délivre un son puissant et irrésistible.

Fatou Cissé - Bamba Diagne, Younouss Badji, Thiat Sylla, Khadim Ndiaye - Danse et numérique
Le « code » comme la danse sont deux langages qui traversent les frontières et les cultures mais qui ne se rencontrent que rarement. A l’occasion d’une résidence, avec la compagnie Quincaillerie Moderne (Fr) à Kër Thiossane, fin 2017, sous la direction artistique de Iffra Dia et de Fatou Cisse, danseurs et codeurs ont travaillé à accorder leurs langages et faire se confronter le concret et le virtuel, l’écran et la danse, le mouvement et le pixel, le corps et la technologie ...
Un extrait de ce travail de recherche sera restitué à l’occasion de cette soirée.



III. Agora

Séminaires internes d’échange sur les imaginaires numériques en Afrique
Rencontre/débat à FASTEF (Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation) / UCAD - Boulevard Habib Bourguiba, rond-point Ecole de Police : dimanche 6 et lundi 7 mai 2018, 10-13h.



Dans le cadre du projet global Digital Imaginaries initié par Richard Rottenburg, professeur à la Martin Luther University de Halle et en partenariat avec Point Sud, un séminaire interne est également organisé pendant le festival Afropixel. Ce séminaire a pour objectif de faire se rencontrer des artistes, des chercheurs en sciences sociales et des professionnels qui œuvrent dans les domaines des technologies de l’information et de la communication en lien avec le continent africain.
En partant des notions d’utopie et de non alignement, il s’agira d’explorer la question des imaginaires et les positions critiques qui accompagnent le développement d’une culture numérique sur le continent. Ces échanges constitueront le point de départ d’une publication en Open Access qui paraitra en 2019.
Pour être informé.e : publicationdigitalimaginaries@julienmchardy.info

Arts et métiers du numérique au Sénégal : le Fablab entre promesses et perspectives locales
Rencontre/débat à Kër Thiossane : mardi 8 mai 2018, 14h30 - 17h30.



Plus qu’un instrument de soutien à l’innovation au service d’usagers qui en maîtriseraient les codes et les outils, le Fablab est un espace de médiation entre deux cultures, technoscientifique et artisanale. Pensé pour un développement alternatif des technologies de l’information et de la communication, c’est un lieu de formation, de partage de savoirs et de compétences au sein d’une communauté élargie, en phase avec les principes d’ouverture, de partage et de collaboration de la maker culture.
L’accès aux machines de fabrication à commande numérique pour l’impression 3D, la gravure ou la découpe au laser, la mise en commun des ressources matérielles et logicielles doivent permettre à quiconque d’y trouver comment développer des projets ou imaginer de nouveaux moyens de production.
Cinq ans après avoir ouvert l’atelier « Defko Ak Niëp », Kër Thiossane invite à s’interroger sur le devenir du Fablab, en Afrique, devenu emblématique d’un monde numérique riche de promesses.
Comment le programme d’un Fablab doit-il être adapté au contexte africain ? En favorisant l’usage partagé de technologies ouvertes, la création collective ou la réflexion sur le bien commun, ces structures sont-elles économiquement viables sur le continent ? Peut-on organiser un Fablab localement, selon des modèles de gestion coopératifs de proximité ou en inversant les logiques du formel et de l’informel ?
Comment rapprocher les techniques de fabrication numérique des personnes qui en ont besoin hors des grands centres urbains ? Le Fablab est-il un instrument adapté à la formation aux arts et métiers du numérique avec des ap- prentissages en communs ? Doit-il rester ouvert à des apprentissages en commun ? Les technologies de fabrication numérique sont-elles incontournables pour des secteurs d’activité qui ont un savoir-faire traditionnel à transmettre ?
Cette rencontre est ouverte à toute personne curieuse de discuter des possibilités d’inscrire durablement ce type de structure dans les activités sociale, culturelle et économique au Sénégal et dans la sous-région.

Invités : Yasmine Abbas et DK Osseo-Asare, Sénamé Koffi Agbodjinou, Cécile Ndiaye et Laurent Malys, Ibra- hima Gueye, Ibrahima Guisse. Présentation et modération : Daniel Sciboz et Thomas Hervé Mboa Nkoudou

Décoloniser Internet, une utopie ?
Rencontre/débat à Kër Thiossane : mercredi 9 mai 2018, 14h30-17 h30.



Il est admis que la révolution numérique prend naissance et se développe au XXe siècle entre l’Europe et les États-Unis. Cette histoire officielle a déjà ses figures emblématiques, qu’elles soient issues du monde de la recherche, de la contre-culture ou de l’entrepreneuriat.
Or ce récit est mis à mal depuis quelques années par des chercheurs, des artistes et des hacktivistes qui dénoncent son occidentalo-centrisme et déconstruisent les mythes et utopies qui ont accompagné le développement des technologies numériques à l’échelle mondiale. La relecture critique en cours, met en évidence les processus de contrôle et d’exploitation ainsi que les biais des technologies numériques.
Elle réhabilite des apports scientifiques oubliés ou invisibilisés. Surtout, elle déplace les cadres de réflexion et pourrait aboutir à l’élaboration de nouvelles utopies. Ce mouvement est très présent dans la sphère extra- occidentale et sur le continent africain mais aussi dans les diasporas. Il met en lumière le travail d’acteurs longtemps relégués dans des angles morts, qui n’ont cependant jamais cessé de penser, bricoler, détourner les technologies pour des usages inédits et les nouvelles figures de la contestation.
Comment organiser, depuis « les Suds », une guerre de décolonisation du Net, une « cyber résistance » comme le prône l’artiste Tabita Rezaire ? Est-il possible de concevoir et de développer des technologies et des pratiques numériques qui ne soient pas alignées sur des modèles hégémoniques et néocolonialistes ? Les technologies numériques sont-elles uniquement le produit de la culture occidentale ? Quels sont les laboratoires des pratiques alternatives ? D’autres futurs sont-il possibles, souhaitables ?
Peut-on encore penser en termes d’utopies si l’on considère, comme le sociologue Joseph Tonda que nous sommes sous la domination des écrans qui exercent sur nous un pouvoir de fascination pétrifiante ?

Invités : Joseph Tonda, sociologue à l’Université Omar Bongo du Gabon ; Sylviane Diop, développeuse, activiste et artiste (tbc) ; Yaw DK Osseo-Asare & Yasmine Abbas, architectes ; Francois Knoetze, artiste ; Tabita Rezaire, artiste ; Denis Roio, aka Jaromil, chercheur en philosophie des sciences et technologies et développeur indépendant.

Co-commissaires :

Oulimata Gueye
Oulimata Gueye est critique et commissaire d’exposition indépendante. Elle développe depuis plusieurs années une recherche curatoriale sur la place de la science sur le continent africain et les potentiels de la fiction comme espace et outil d’analyse et de projection. Son dernier projet Afrocyberféminismes, explore les technologies numériques à travers les questions de genre et de la place de l’Afrique et de ses diasporas.
http://afrocyberfeminismes.org/

Julien Mc Hardy
Julien Mc Hardy est un sociologue des sciences et des technologies indépendant, un concepteur d’expositions, un scénographe, un designer et un éditeur basé à Amsterdam. Son intérêt pour la manière dont nous faisons advenir notre milieu d’existence commun constitue le lien qui relie ses diverses pratiques. C’est aussi la raison pour laquelle il mène des collaborations transdisciplinaires qui associent modes de productions artistiques et scientifiques.

Daniel Sciboz
Daniel Sciboz est professeur responsable de la coordination du Master Media Design à la HEAD – Genève et chargé de cours à l’école d’arts visuels de Berne et Bienne. En parallèle de ses activités pédagogiques, il contribue en tant que designer, consultant ou commissaire d’exposition indépendant à la conception et à la réalisation de projets s’opérant au carrefour des arts visuels, du design et de la technologie.

Kër Thiossane
Kër Thiossane, Villa pour l’art et le multimédia (Association/ONG de droit Sénégalais créée en 2002). (2002 / 2018) - Dakar - Sénégal

Un espace culturel pour l’expérimentation artistique et sociale au Sénégal
Lieu de recherche, de résidence, de création et de formation, Kër Thiossane encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles et cherche à soutenir le croisement des disciplines. Espace culturel et multimédia pour l’imagination artistique et citoyenne, Kër Thiossane axe ses activités autour des recherches sur l’art et les nouvelles technologies, et sur ce qu’elles impliquent dans nos sociétés.

Un espace de partage ancré dans son territoire et présent sur la scène internationale.
Kër Thiossane œuvre pour la démocratisation des outils multimédia et numériques, en particulier dans leur dimension créative, non seulement auprès des artistes, mais également auprès du public de proximité. À travers les activités qu’elle propose, Kër Thiossane met à la portée du plus grand nombre les nouvelles technologies comme outils d’expression et de création mais aussi comme outils d’accès à la culture et aux savoirs. Au cours de manifestations ouvertes à tous, dans un cadre différent de celui du musée ou d’une exposition traditionnelle, Kër Thiossane tente de créer des relations à l’art et au multimédia d’un autre type. Depuis 2008, elle a organisé trois éditions du festival Afropixel en marge de la Biennale.

Un Pôle ressources pour la création numérique en Afrique
Kër Thiossane premier laboratoire pédagogique artistique et transdisciplinaire lié aux pratiques des technologies numériques libres, en Afrique de l’Ouest est une plateforme locale d’échange, de ressources matérielles, logicielles et de compétences, capable d’offrir un accompagnement pour les porteurs de projets culturels, éducatifs et citoyens sur le continent.

Contacts Afropixel #6/
Kër Thiossane
Marion Louisgrand Sylla - Directrice
kerthiossane@gmail.com
www.ker-thiossane.org
https://www.facebook.com/ker.thiossane
221 33 868 53 09 / 77 380 82 36
Imaginaires numériques
Julien McHardy
mail@julienmchardy.info
Oulimata Gueye gueye.oulimata@gmail.com

WAM, Johanneburg
Fiona Rankin-Smith

ZKM, Karlsruhe
Philipp Ziegler

En collaboration avec

Digital Imaginaries a rejoint le projet de Kër Thiossane, du Wits Art Museum, et du ZKM | Centre pour l’Art et les Médias Karlsruhe. Digital Imaginaries est financé par les fonds TURN de la Fondation culturelle fédérale allemande.
La série d’ateliers Compétences et visions pour la numérisation de l’Afrique est financée par la GIZ commandée par le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne.
Partenaires

Le Festival Afropixel#6 est soutenu par une subvention ANT de Pro Helvetia Johannesburg financée par la Direction du développement et de la coopération (DDC) Suisse.