Comment évolue le design au Sénégal ? Se nourrit-il des mutations quotidiennes de notre société ?
Si au Sénégal, les artisans sont habiles (cuir, bois, métal...), celui-ci contrairement au Maroc ne connaît que très peu d’évolutions, d’innovation.
Il semblerait que pour faire évoluer ce secteur un peu oublié, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte dont celui de la technologie.
Le fablab DefkoAk Niëp souhaite montrer en quoi traditions et innovation, machines à commande numérique et savoirs faire manuels peuvent se compléter, notamment autour du travail du cuir.



Objectifs de l’atelier :
Cet atelier propose d’explorer les possibilités de l’usage de la découpe laser pour le travail du cuir avec les techniques de design assisté par ordinateur, à travers des solutions libres de développement de surface et de design génératif.
Seront notamment abordées les bases techniques suivantes : dessiner la découpe ; utilisation de la découpe laser ; avantage, inconvénients et limites ; précautions nécessaires ; sécurité ; choix du matériau ; détermination des vitesses et puissances de travail ; contraintes spécifiques et techniques liées au travail du cuir.

Cette activité de renforcement de capacités comportera des travaux pratiques à travers le développement de quelques projets exemples exploitants les avantages de la découpe laser pour le travail du cuir ainsi que des expérimentations diverses, mettant en œuvre du développement de surface pour la réalisation d’objets 3D, et du design génératif à travers des motifs.

Profil participants :
Personnes connaissant le travail du cuir désirant découvrir l’usage de la découpe laser.
Designers, artisans, artistes ; développeurs, codeurs, informaticiens, graphistes.

Durée/Dates :
Du 3 au 15 juillet 2017

Intervenants/animateurs de l’atelier :

Joëlle Bitton :
Actuellement responsable du département de Design interactif à l’Ecole des Beaux Arts de Zurich, Joelle Bitton a co-fondé à Vienne le collectif expérimental Superficiel.org en 2000, en soutien aux travaux explorant les idées de surface, l’écran et le mouvement du corps comme des interfaces. Elle a effectué des recherches sur la médiation de technologies dans des institutions de renommée internationale comme le Laboratoire de Médias de MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou le Laboratoire Culurel de l’université de New Castle. Elle a mené une carrière internationale comme concepteur et consultant en designer interactif pour des institutions culturelles (Louvre, Grand Palais …) et pour des entreprises (Harry Winston, Alain Ducasse …). Ses autres domaines d’expertise incluent l’enseignement, la conduite d’ateliers participatifs, le commissariat d’événements et de projets de management. Elle co-organise Paris Dorkbot.

Laurent Malys  :
Docteur en sciences de l’ingénieur et chercheur, mais aussi bidouilleur et musicien, Laurent développe des projets variés à l’interface entre l’art, les sciences et techniques et la culture libre et DIY, qui vont du web à la performance audiovisuelle en passant par l’installation et la fabrication d’objet.
À base de code informatique, de fabrication numérique et de détournements créatifs, ses travaux ont pour préoccupations constantes de faire apparaître des mécanismes cachés ou implicites et de susciter un intérêt critique pour les technologies anciennes ou nouvelles, omniprésentes dans notre quotidien et pourtant peu maîtrisées.