THE ENGLISH VERSION OF THE PROGRAMME

Les villes africaines se développent à grande vitesse. L’Afrique ne pourra relever efficacement aucun des défis que contient cette urbanisation de grande ampleur sans l’adhésion de tous, avec une appropriation des actions à mener, et une utilisation des spécificités locales, sans cesse renouvelées. Les défis démographiques et urbains qui attendent l’Afrique - et donc le monde - demandent par conséquent plus que jamais vigilance et inventivité.

Depuis la précédente édition d’Afropixel Jardins de Résistance, en mai 2014, L’École des Communs de Kër Thiossane, au cœur de la capitale dakaroise, cherche à travers l’art et les technologies dites “ouvertes” à développer ou à consolider des actions de solidarité, des actions de voisinage et de citoyenneté. Elle cherche la possibilité d’élaborer des “solutions” aux problèmes urbains et sociaux, sur la base de rencontres et de projets divers, de défendre la conscience d’un intérêt commun.

Ville en Commun, cette nouvelle édition du Festival Afropixel dédiée à l’art et au numérique, poursuit la réflexion et l’action menées depuis deux ans, depuis le Sénégal, en se concentrant tout particulièrement sur les dynamiques d’action collective pour le bien commun, sous l’angle de l’architecture, du design, des outils numériques à code source ouvert et de la cocréation.

Dans une ambiance de création collective, collaborative et innovante, Kër Thiossane propose pendant toute la durée du festival une série d’ateliers participatifs, des résidences, des expositions, des performances, des installations, des discussions... autour de la ville et des espaces en commun. Autant de formats qui invitent habitants, artistes, biennalistes, acteurs publics et privés à exprimer ensemble leur vision de la ville de demain, à interroger ses enjeux et à exprimer ses possibilités.


PROGRAMMATION AFROPIXEL #5 VILLE EN COMMUN
Du 3 avril au 4 juin 2016
Afropixel 5 s’inscrit dans le volet Contours de la Biennale Dak’ART.


RÉINVENTER LA VILLE


RÉSIDENCE D’ARTISTE
Privatisation d’un espace par son ciel
Cheikh Ndiaye (Sn/Fr/Usa)
Commissaire invitée : Susana Moliner
18 avril -> 3 juin - Jardin Jet d’Eau
Vernissage jeudi 5 mai • 19h


Pour cette édition, à l’invitation de Kër Thiossane, Cheikh Ndiaye pense et réalise une intervention dans les délaissés de SICAP Libérté.

Sa proposition "Privatisation d’un espace par son ciel" prend la forme d’un bâtiment inachevé, une maison éphémère qui témoigne d’un temps qui a été, mais également qui est en train de se faire avec notre passage. Cet ensemble architectural, à base de bâches en plastique, béton et fer, confond les repères. Il n’y a plus de rupture entre le dedans et le dehors, le durable et le temporaire, l’informel et le structuré. Un guide nomade qui ouvre les possibles dans un processus de reconstruction continue, une réinvention des marges dans l’espace.

L’artiste nous invite à enquêter sur notre vécu de la ville, notre manière de “faire” un quartier. Cet espace auquel nous accédons, à côté du jardin, propose une ligne, fragile et subtile, avec le passé ; ces passés qui attendent notre regard pour devenir présent, qui nous interrogent sur ce que nous voulons devenir, sur quelle ville désirons-nous. Comment allons-nous briser le plafond qui empêche de voir notre ciel en-commun ?


INSTALLATION PUBLIQUE
Baobed - Erik Jouet (Fr/Sn)
25 avril -> 3 juin - Rond-point Jet d’Eau


Le Baobed, alternative moderne et design à la classique cabane en bois installée dans les arbres, est posé sur la façade d’un des immeubles du rond- point Jet d’Eau, le temps du festival. Imaginé et pensé au Sénégal, le Baobed se veut inspirer initialement du fruit du Baobab, le pain de singe. De forme organique, très arrondie, l’idée est de se détacher des existants pour créer une cellule, un lieu unique, intégré, respectueux, à géométrie variable, pour une immersion au calme, ailleurs ou autrement...

Un espace qui rappelle les projets architecturaux, à partir des années 60-70, de type Arqueología del Futuro, qui interrogent l’habitat et la ville du futur avec des propositions de maisons capsulaires. Une invitation à laisser libre cours à l’imaginaire, sur de possibles métabolismes, pour les villes africaines de demain. En référence aux deux jeunes baobabs qui ornent l’entrée du jardin Jet d’Eau, le Baobed rend également hommage à ces arbres centenaires, symboles et patrimoine du Sénégal, encore massacrés au détriment de grand projets urbanistiques.


ATELIER JEUNE PUBLIC
Réinvente ton quartier - Greenhouse (Fr)
2 -> 14 mai - Jardin Jet d’Eau
Intervenants : Emmanuel Louisgrand, Marion Darregert


Animés par Greenhouse, des ateliers sont proposés aux enfants et élèves de SICAP et de ses environs pour leur permettre d’imaginer leur quartier ou la ville par la réalisation de maquettes, de dessins, de collages ou de plâtres. À l’issue du festival, l’ensemble de ces maquettes seront rassemblées au Jardin Jet d’Eau pour créer une œuvre représentant la SICAP de demain.


PRÉSENTANTION
Simulateur de ville durable Astainable - Eiffage
25 avril • 17h30 - Kër Thiossane
Intervenante : Missira Keita (Eiffage) 

Les villes du XXIe siècle sont confrontées à de grands défis : surpopulation, pression sur les ressources, gestion des déchets, pollution, congestion automobile... Pour répondre à l’ensemble de ces problématiques, la ville durable est recherchée. Eiffage travaille sur ce sujet et à créer pour cela Astainable®, une plate-forme de design urbain virtuel appliquée au cas d’Astana, capitale du Kazakhstan, dont la méthode peut être adaptée à d’autres villes. Une manière d’inviter la communauté des graphistes, gamers et adeptes des mondes virtuels sénégalais à travailler sur une version dakaroise.


ATELIER JEUNE PUBLIC
Contes et légendes “La République des baobabs”
2 -> 14 mai - Jardin Jet d’Eau
Intervenant : Madiaw NDIAYE


Des ateliers de contes, à partir des différentes légendes liées au baobab, sont proposées pour le jeune public, autour de la bibliothèque, du baobed et du jardin Jet d’Eau.


LIRE LA VILLE


EXPOSITION
Archives SICAP S.A.
5 mai -> 3 juin - Kiosque Biennale, rond-point Jet d’Eau


À l’occasion d’Afropixel 5, Kër Thiossane invite la société SICAP S.A. à présenter une partie de ses archives photographiques à l’intérieur du kiosque de la Biennale, installé au rond-point Jet d’Eau.

Une manière de permettre aux Dakarois et à ceux qui ne l’ont pas connue de découvrir la SICAP d’antan et ce projet urbanistique voulu par le président Senghor, au sortir des indépendances qui fit la fierté du Sénégal avec son jet d’eau, ses cinémas, bibliothèques, parcs et espaces de jeux...


EXPOSITION
AtWork
5 mai -> 3 juin - Bibliothèque SICAP Liberté
Inauguration jeudi 5 mai • 17h


La bibliothèque est la maison des livres. Le lieu emblématique de la connaissance. Lieu convoité, rêvé, profané... Lieu sacré, toujours et encore. Une littérature infinie s’est écrite sur ce lieu. Des milliers d’images.

Atwork est présent à la bibliothèque municipale située au Jet d’Eau, où y sont exposés des carnets d’artistes, d’étudiants et de créatifs du monde entier, qui ont donné leur travail, leur œuvre afin de soutenir l’accès aux savoirs et le partage des connaissances. La vision de AtWork est claire : la connaissance doit être libre et accessible pour tous et toutes.

C’est ici que ces carnets doivent être, avec les livres. Ces objets magiques qui déclenchent l’imagination, nous permettent de voyager avec l’esprit et avec le cœur. Ces objets qui nous racontent des histoires, des lieux, des sensations... qui évoquent des géographies de l’âme et portent la trace de notre existence.


PROJETER LA VILLE



Après les sud-africains de Trinity Session en 2010, un atelier avec Mike Latona en 2014, et une collaboration suivie avec Perte de Signal autour du développement du logiciel libre MapMap, Kër Thiossane remet le vidéo mapping à l’honneur d’Afropixel en 2016.


RÉSIDENCE DE CRÉATION
Perte de Signal (Ca)
4 -> 14 mai - Kër Thiossane


Les artistes québécois du centre Perte de Signal (Montréal) reviennent à Kër Thiossane en résidence collaborative avec des artistes dakarois musiciens, danseurs, créateurs visuels, pour créer une performance présentée au rond- point Jet d’Eau, lors d’une soirée le 14 mai.


ATELIER - CONFÉRENCE
Projection illusionniste
9 mai • 11h -> 17h - IAM (Institut Africain de Management, Mermoz)
Intervenants : Perte de Signal


Une série d’ateliers et de conférences autour de la projection illusionniste (mapping). Sur une journée, le public est invité à découvrir cette forme artistique, son histoire et sa pratique, notamment à travers l’apprentissage de logiciels libres développés par les présentateurs : MapMap et alcFreeliner.


SOIRÉE AFROPIXEL
14 mai • 21h30 -> minuit - Rond-point Jet d’Eau


Une soirée autour de l’idée du rêve, du mouvement et de la futurité. L’événement met en scène autour du Jet d’Eau des œuvres inédites de vidéo mapping créées à la suite d’une résidence collaborative de deux semaines à Kër Thiossane. Le projet repose sur un échange artistique et culturel entre les artistes montréalais en art numérique membres du centre Perte de Signal (Sofian Audry, Maxime Damecour, Alexandre Quessy et Danny Perreault) et des créateurs dakarois. Également au programme : performance déambulatoire (= Lieux communs 100%) avec la Cie 1er Temps, live avec I Science... 


PROJET EUNIC - CARREFOUR DES CULTURES


Depuis décembre 2014, Dakar a le label de “ville créative numérique” de l’UNESCO. À l’occasion de la 12e édition de la Biennale d’art contemporain de Dakar, le groupe EUNIC, propose en partenariat avec Kër Thiossane, de sensibiliser les acteurs visuels sénégalais et le public à l’esthétique des arts numériques à travers un projet de video mapping. Trois artistes européens de renommée internationale sont invités à venir partager leur art avec de jeunes artistes sénégalais dans le cadre d’un atelier et de résidences suivies de performances sur les murs de Dakar.


ATELIER
Vidéo mapping
4 -> 8 avril - IAM (Institut Africain de Management, Mermoz)
Intervenants : Aurélien Lafargue et Mourad Benacer


Cet atelier animé par l’artiste Aurélien Lafargue et Mourad Benacer permet à des artistes et professionnels sénégalais évoluant dans le domaine de l’image ou de l’architecture d’apprendre à réaliser un projet de vidéo mapping, à connaître et maitriser les pratiques et les formats utilisés, depuis le choix et la programmation des interfaces de contrôle jusqu’à la scénarisation et la conception sonore.


RÉSIDENCE DE CRÉATION / PERFORMANCES
Vidéo mapping 25 avril -> 10 mai - IAM


Suite à l’atelier de vidéo mapping, trois résidences de création - alliant le professionalisme des artistes invités et la créativité des participants sénégalais à l’atelier - aboutissent à trois performances sur des bâtiments de Dakar, auxquels ils redonnent vie sous un tout autre angle. Une manière de proposer aux Dakarois une autre vision de leur ville à travers cette technique de projection illusioniste.

Aurélien Lafargue (Fr) avec Seydou Keita, Tiziana Manfredi, Esi Atiase
3 mai • 20h -> minuit - Hôtel de Ville de Dakar

Fausto Morales Gil (Esp) avec Jean-Michel Aymerique Zié, Djibi Ba, Mélanie Baillon.
7 mai • 20h -> minuit - Rond-point Poste Médina

Artistes invités : Mao Sidibé, Brahim
Philippe Geist (All) avec Lamine Diack, Abdou Ndiaye, Alioune Thiam
10 mai • 20h -> minuit - Gare

Artistes invités : Matador, Fokkand Kukk, Ngaaka Blindé, Carlou D, Omar Pène, Afrique 3D


FAIRE ENSEMBLE LA VILLE


ATELIER
Signalétique de l’École des Communs // Typographies et visuels libres
4 -> 16 avril - Kër Thiossane / Fablab Defko Ak Ñëp
Intervenants : Fabien Cornut (graphiste) Laurent Malys (artiste multimédia)


Dans la continuité de l’atelier de typographies libres mené en 2012 lors d’Afropixel 3, cet atelier participatif invite jeunes artistes, artisans, architectes, designers, graphistes à concevoir et réaliser, à partir d’outils à code source ouvert, de visuels et de logiciels libres, la signalétique complète de l’École des Communs : fablab, Jardin Jet d’Eau, bibliothèque, Kër Thiossane...

Cet atelier comprend différentes étapes, depuis la recherche ou la création de typographies ou visuels, le maquettage, la réalisation avec les machines du fablab (CNC, imprimante 3D, plotter de découpe...), jusqu’à l’implantation sur site.


ATELIER
Construction de prototypes d’éoliennes
18 -> 23 avril - Kër Thiossane / Fablab Defko Ak Ñëp
Intervenants : Low-tech Lab


Un atelier autour des énergies renouvelables est mis en œuvre dans le cadre de l’expédition Nomade des Mers organisée par Low-tech Lab, plateforme de recherche collaborative en ligne qui s’intéresse au “low-tech” (basses technologies). En 2016, elle se lance dans l’aventure de cocréer un catamaran laboratoire pour éprouver les low technologies et tester les synergies afin de parvenir à un écosystème autonome.

Le catamaran Nomade des Mers, ambassadeur des low-tech, aborde la côte dakaroise mi-avril à l’occasion d’Afropixel. Le fablab Defko Ak Ñëp invite les makers du Sénégal à se réunir, le temps d’un atelier avec les ingénieurs de Low-tech Lab, pour réfléchir ensemble à un prototype d’éolienne DIY en matériaux de récupération, ou à d’autres systèmes low-tech qui pourront ensuite être testés sur le bateau et dans le jardin. 


ATELIER
Prototypage d’éclairages urbains à énergie renouvelable avec Grigri Pixel
25 avril -> 3 mai - Kër Thiossane / Fablab Defko Ak Ñëp
Intervenants : Yago Torroja (ingénieur, Universidad Politécnica de Madrid), David Pérez (collectif architectes Enorme Estudio), Pierre-Alain Lévêque et Corentin de Châtelperron (Low-tech Lab), Schneider Electric


Kër Thiossane a contribué au projet Grigri Pixel au Medialab Prado (Espagne), et à son programme “Objets en commun”. Un premier atelier à Madrid, en mars 2016, a réuni des acteurs de différents fablabs africains, dont Defko Ak Ñëp, et des bricoleurs espagnols, afin de travailler ensemble à la fabrication d’un grigri capable de produire de l’énergie de manière autonome, pour illuminer les espaces autour du jardin Jet d’Eau et du jardin Esta es una Plaza à Madrid. Une occasion de croiser des pratiques de fabrication digitale et de mener une réflexion sur comment rendre les espaces de nos villes plus habitables.

L’atelier Grigri Pixel se poursuit à Dakar pendant Afropixel 5, avec des ingénieurs, bricoleurs et designers sénégalais, maliens et togolais, qui tenteront d’améliorer les prototypes amorcés à Madrid, et d’en proposer de nouveaux à partir des matériaux et déchets recyclabes locaux.


ATELIER
Construction d’un déshydrateur solaire avec Make Sense
26 -> 28 avril - Centre de réinsertion sociale Liberté 3
Intervenant : Antoine Delaunay Belleville


Au Sénégal, à peine 43% des fruits et légumes produits sont consommés. Pour éviter ce gaspillage de ressources, de travail et améliorer la souveraineté alimentaire nous proposons d’animer un atelier “Cuir de fruit” en partenariat avec l’entreprise Fwee qui a déjà démontré l’impact social, économique et écologique d’une telle solution. Cet atelier centré sur l’économie solidaire s’étale sur trois demi-journées, durant lesquelles une quinzaine de participant-e-s contribuent à la construction d’un déshydrateur solaire. Des sessions simples et accessibles d’assemblage ou de peinture sont organisées en parallèle de quelques interventions plus subtiles. Le déshydrateur est ensuite utilisé le dernier jour pour produire des fruits séchés et du cuir de mangue.


DISCUTER LA VILLE


DÉBAT-ATAYA
Agir le bien commun # 1
6 mai • 16h -> 18h - Kër Thiossane
Intervenants : Mamadou Diouf, Greenhouse, Felwine Sarr, Cheikh Ndiaye, David Perez Enorme Estudio, Emmanuelle Chérel - Modératrice : Susana Moliner


Un moment de rencontre autour d’un Ataya dans la cours de Kër Thiossane pour discuter sur les pratiques artistiques et les expressions de la citoyenneté. Comment initier et renforcer la production populaire alternative dans l’espace urbain ? De quelles manières mobiliser des acteurs sociaux variés pour chercher, inventer, expérimenter de nouvelles formes d’intervention et inventer des pratiques sociales novatrices, prenant appui sur la mémoire collective, la gestion commune des ressources d’un territoire ? Quels sont les rôles de l’art et de la culture, leurs responsabilités ? Comment les nouvelles initiatives qui se construisent en commun transforment-elles nos territoires ?

Il s’agit de discuter, à partir de l’École des Communs mais aussi d’autres projets à Dakar ou à l’international, des stratégies et outils à développer pour créer des liens sociaux et susciter une amorce d’auto-organisation citoyenne.


DÉBAT
Échanges participatifs Faire commun le climat Ndajetiba # 1
29 avril • 18h30 - Jardin Jet d’Eau
Discussion publique Avec Alternatiba suivie d’une dégustation de produits locaux - Performance acoustique : Doolay


Des villes côtières comme Dakar sont sous la menace constante des conséquences de changements climatiques pouvant aller des évènements extrêmes tels que les vagues de chaleur, à l’érosion côtière, en passant par l’élévation du niveau des océans et les inondations répétées . Le défi climatique en question, qui est à la fois environnemental et social, révèle à quel point le développement de nos villes ainsi que la sauvegarde de notre climat sont intrinsèquement liés et doivent être pensés en commun.

La durabilité et la soutenabilité de nos villes passent sans doute par la sauvegarde de notre climat. Penser et agir en commun pourraient aider à relever le défi climatique. À partir de solutions concrètes, il est question à l’occasion de cette première Ndajetiba de réfléchir ensemble à comment relever le défi climatique en commun, en misant sur l’empowerment et le pouvoir d’agir citoyen et collectif. Alternatiba a pour objectif de remobiliser autour de l’urgence climatique et favoriser une appropriation citoyenne et collective des milliers de solutions concrètes qui existent et qui contribuent à créer une société du bien vivre.


DISCUSSION
Objets en commun
6 mai • 10h30 -> 12h30 - Kër Thiossane
Intervenants : Susana Moliner, Laura Fernandez (Medialab Prado), Yago Torroja (ingénieur, Universidad Politécnica de Madrid), Pierre-Alain Lévêque, Corentin de Châtelperron (Low-tech Lab), Thiamass, Bassirou Wade


En clôture des ateliers de construction de prototypes de systèmes d’éclairages publics durables et d’éoliennes, cette restitution publique permet de réfléchir à la cocréation d’objets sous licence libre ainsi qu’à l’appropriation des technologies par le plus grand nombre (artisans, jeune public...) pour solutionner nos villes ou améliorer notre quotidien. Aujourd’hui créateurs, contributeurs et consommateurs ont tendance à ne faire plus qu’un.

Les réseaux numériques, les imprimants 3D, les makers et les fablabs nous offrent de plus en plus la possibilité de fabriquer et de distribuer des objets personnalisés sous licence libre. Cependant, l’accès aux machines, aux ressources et au numérique n’est pas encore toujours facile au Sénégal. Cette discussion permet de questionner la connexion possible entre la culture artisanale et les processus numériques, l’accès aux technologies et la transmission des savoirs.


DÉBAT
Agir le bien commun # 2
26 mai • 16h -> 18h / 20h -> minuit - Kër Thiossane
Intervenants : Jean-Charles Tall, Momar Samb, Mabousso Thiam et des acteurs du Front Culturel - Modératrice : Emmanuelle Chérel
Soirée live + Slam avec les Frères Guissé, Jamm


En cette date anniversaire appelée Journée des Martyrs, il s’agit de revenir sur l’histoire du Front Culturel au Sénégal. Dans la clandestinité, au début des années 1970, des forces politiques et culturelles - résolument opposées aux orientations politiques senghoriennes - s’organisent au sein d’un mouvement alternatif et développent une école des masses, une formation à l’éveil de conscience, sous les formes écrite, gravée, sculptée, chantée (Leebi Goolo), dessinée et mimée.

Très présente dans les milieux scolaire, étudiant et associatif, cette culture populaire (chansons, musiques, poésies, blagues, théâtre) favorisa l’expression des personnes privées d’accès aux médias officiels, et éveilla les consciences pour bâtir une société nouvelle. Repenser cette histoire permet de réfléchir aux stratégies et outils à développer dans le contexte actuel, en prenant appui sur les réussites et les échecs du passé, ou en convoquant des expériences contemporaines, au Sénégal ou ailleurs.


WEB-TELE
Afropixel TV sur YouTube
Équipe : Coordinatrice : Susana Moliner ; Journalistes : El Hadj Kande, Ibra Seck Cassis, Alexandre Gubert Lette Cadreurs, monteurs : Lamine Dieme, Daouda Fall, Adama Badji


La dernière édition du festival était couverte par la web radio Jang Out. Cette année, une webTV est mise en place pour partager les contenus d’Afropixel 5 avec le plus grand nombre.


NOS PARTENAIRES


Afropixel 5 s’inscrit dans le volet Contours de la Biennale Dak’ART.